Les immeubles mitoyens occupent les centres anciens des villes lorsque celles-ci étaient encore protégées par les enceintes fortifiées qui contraignaient leur développement. Immeubles de commerçants ou d’artisans, ils se composent d’un rez-de-chaussée à usage d’échoppe ou d’atelier, de 2 à 3 niveaux d’habitation et d’un dernier niveau de combles.
Ces immeubles se développent d’un seul tenant formant une façade linéaire le long des rues principales sur une plus ou moins grande longueur.
Les bâtiments annexes (écurie, remise etc.) occupent les cours à l’arrière.
Ce modèle dense perdure même après le démantèlement des remparts et compose le paysage bâti des centres anciens élargis.
Dans les immeubles, chaque niveau abrite un logement.
A l’époque où un escalier intérieur nécessite la conception d’un chevêtre assez complexe à concevoir, il est plus simple de construire des escaliers extérieurs, dans les cours. Les logements sont accessibles directement depuis les coursives extérieures reliées par l’escalier.
Signes de richesse et de réussite, ils sont souvent construits en pierre de taille et ornés de ferronneries pour le premier niveau et en bois pour les niveaux supérieurs, plus modestes.
Les escaliers intérieurs sont construits dans les maisons de ville, le long d’un mur mitoyen.
Leur forme droite rappelle les échelles de meuniers.