A la fin de l’Ancien Régime, quelques châteaux de la Renaissance poursuivent leurs transformations et embellissements, se muant en « résidence à la campagne » de grands seigneurs.
L’architecte Bertrand (1734-1797), d’origine comtoise, joue un rôle important au cours de cette période en s’inspirant des constructions parisiennes.
L'architecture néoclassique utilise les éléments gréco-romains : colonnes, fronton, proportions harmonieuses, portique.
La Révolution marque la fin des privilèges nobiliaires ; si un grand nombre de châteaux sont détruits, d’autres sont vendus comme biens nationaux et rachetés par la bourgeoisie. Au XIXème siècle s’épanouissent également les styles néo-gothique et néo-renaissance témoin d’un engouement pour le passé.
Par ailleurs, le terme de château désigne des constructions de grande envergure. Ainsi, les industriels se font bâtir de tapageuses bâtisses, ennoblies du nom de « château » et que l'on apparenterait aux maisons de maitres également.
Tous les cas de figure se rencontrent : le relief et l’accessibilité ne jouant plus un rôle aussi important, ces châteaux se rencontrent au bord de cours d’eau, sur le flanc de colline comme à Arlay, sur le rebord de plateau à Cubry… Parfois construits sur l’emplacement d’anciens châteaux du Moyen-Âge, ils reprennent un site défensif comme à Gy.